Dans cet article je vais vous parler d’une facette un peu moins connue de la bioinformatique en vous présentant comment il est possible, à l’heure actuelle, d’assembler un serveur d’analyse bioinformatique avec un budget serré. Il ne s’agit pas d’une étude de marché très poussée mais d’un simple exemple du matériel qu’il est possible d’utiliser pour réaliser un serveur de développement performant. En tant que bioinformaticien, il est important de savoir comment fonctionne une machine, monter soi-même un serveur est un très bon moyen de se familiariser avec le matériel que l’on utilise quotidiennement. De plus, cela n’a rien de bien compliqué et permet de réaliser des économies assez conséquentes comparé à l’achat d’un système pré-monté. Dans un premier temps, et c’est sans doute la règle de base dans ce type de démarche, il est important de faire un état des lieux et de se poser les bonnes questions pour estimer les besoins réels avant de se lancer dans un achat compulsif. Ça peut paraître idiot mais combien de labos, après avoir reçu une bourse, se sont empressés d’acheter la toute dernière machine à PCR-électrophorèse- café pour finalement ne jamais s’en servir? C’est bientôt la fin de l’année budgétaire, il reste quelques fonds pour acheter du matériel et améliorer l’infrastructure, faisons preuve de bon sens et investissons dans quelque chose d’utile : du matos informatique !
ChrisDag (CC-by-SA 2.0)


La modélisation moléculaire est un ensemble de méthodes permettant d’expliquer comment fonctionne le vivant. En effet, le vivant est une succession d’interactions entre différentes molécules : protéines, ADN, ARN, membranes, etc. Ces molécules interagissent les unes par rapport aux autres en fonction de plusieurs paramètres : leurs formes, leurs propriétés chimiques et leur environnement. La modélisation moléculaire permet de prédire la structure de certaines molécules ainsi que leurs interactions les unes avec les autres.
« Je n’y connais rien en informatique », « C’est trop compliqué pour moi » ou « Je ne sais pas par où commencer » sont des phrases qui nous servent souvent d’excuse pour ne pas nous lancer dans le grand bain de la bioinformatique. Biologiste de formation, j’ai moi-même à plusieurs reprises repoussé l’échéance avant de sauter, ne sachant comment m’y prendre ou voulant commencer directement par des choses trop complexes.